La CPI émet des mandats d'arrêt contre les ministres talibans de l'éducation pour persécution fondée sur le genre
La Cour pénale internationale a émis des mandats d'arrêt contre le ministre taliban de l'éducation Habibullah Agha et le ministre de l'enseignement supérieur Neda Mohammad Nadeem, les accusant de crime contre l'humanité pour persécution fondée sur le genre. Les mandats concernent l'interdiction systématique imposée par les taliban aux filles et aux femmes de suivre un enseignement secondaire et universitaire depuis leur retour au pouvoir en Afghanistan en 2021.
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La Cour pénale internationale a émis des mandats d'arrêt contre deux hauts responsables taliban : le ministre de l'éducation Habibullah Agha et le ministre de l'enseignement supérieur Neda Mohammad Nadeem. Ils sont accusés du crime contre l'humanité de persécution fondée sur le genre.
Les mandats découlent des politiques de l'administration taliban interdisant aux filles et aux femmes l'accès à l'enseignement secondaire et universitaire depuis le retour au pouvoir du groupe en Afghanistan en 2021. Les organisations de défense des droits de l'homme et les Nations unies ont à plusieurs reprises décrit cette interdiction comme l'une des restrictions les plus graves des droits des femmes dans le monde.
Cette action représente une expansion de l'enquête en cours de la CPI concernant les crimes présumés commis par la direction taliban. La cour avait précédemment émis des mandats d'arrêt contre d'autres hauts responsables de l'administration taliban pour persécution des femmes et des filles sur des motifs de genre. Les taliban, qui ne sont pas signataires du Statut de Rome et ne reconnaissent pas la juridiction de la cour, ont constamment rejeté de telles accusations et défendu leurs politiques éducatives.
Puisque l'Afghanistan ne figure pas parmi les quelque 125 États signataires de la CPI, les mandats sont peu susceptibles de conduire au transfert des ministres à La Haye à moins qu'ils ne se rendent dans un État coopérant. Néanmoins, l'action ajoute une pression juridique internationale supplémentaire sur le gouvernement taliban, qui reste non reconnu par la plupart des gouvernements du monde.
Synthèse produite automatiquement à partir des sources citées, puis adaptée à trois niveaux de lecture.