La Bosnie organise une élection générale au milieu des tensions ethniques et des préoccupations séparatistes
La Bosnie-Herzégovine a organisé des élections générales pour élire sa présidence tripartite, son parlement et les organes au niveau des entités. Milorad Dodik, le leader nationaliste serbe interdit de fonction, a affirmé que son parti avait conservé le pouvoir en Republika Srpska malgré une baisse de la participation, attribuant le résultat à la réélection de Donald Trump. Le scrutin a mis à l'épreuve le système de partage du pouvoir établi par les accords de paix de Dayton de 1995.
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Les électeurs en Bosnie-Herzégovine se sont rendus aux urnes pour élire les trois membres de la présidence d'État et les 42 sièges de la Chambre des représentants. Des élections concomitantes se sont déroulées pour le parlement de la Fédération composé de 98 sièges et, en Republika Srpska, pour le président de l'entité et son assemblée de 83 sièges.
L'élection est largement considérée comme un test du fragile système de partage du pouvoir établi par les accords de paix de Dayton de 1995, qui ont divisé le pays selon les lignes ethniques entre Bosniaques, Serbes et Croates. Le scrutin le plus surveillé était celui de la présidence tripartite tournante, qui représente les trois groupes ethniques.
Milorad Dodik, l'ancien président de la Republika Srpska, a déclaré que son parti avait conservé le pouvoir dans l'entité et avait maintenu son siège à la présidence conjointe. Cette affirmation intervient malgré les résultats préliminaires indiquant une baisse de la participation électorale globale. Dodik lui-même ne figurait pas sur le bulletin de vote, car il a été reconnu coupable d'avoir dépassé ses pouvoirs constitutionnels et interdit de présidence pendant six ans.
S'adressant aux supporters à Banja Luka, Dodik a attribué le succès de son parti au climat politique créé par la réélection de Donald Trump. Il a dit à la foule que sans ce développement international, son parti « serait probablement des cadavres politiques aujourd'hui » et a exprimé sa gratitude envers le président russe Vladimir Poutine en tant qu'allié proche. Le parti nationaliste serbe de Dodik a mené campagne sur une plateforme d'autonomie accrue pour la Republika Srpska et de rhétorique séparatiste, soulevant des préoccupations quant à la stabilité de l'ordre constitutionnel d'après-guerre de la Bosnie.
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