Les forces éthiopiennes capturent Mekelle, capitale du Tigray, au milieu de tensions croissantes avec l'Érythrée
Des forces fédérales éthiopiennes ont pris le contrôle de Mekelle, capitale de la région du Tigray au nord, samedi après que le Front de libération du peuple du Tigray ait annoncé son retrait suite à près de deux semaines de combats commencés le 23 septembre. Quelques heures plus tard, une frappe de drone sur un camp de personnes déplacées à Sheraro a tué au moins huit civils, y compris un enfant, soulevant des inquiétudes concernant une possible escalade impliquant l'Érythrée voisine.
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Des troupes fédérales éthiopiennes et des combattants de milices alliées sont entrés à Mekelle, capitale de la région du Tigray dans le nord de l'Éthiopie, samedi après que le Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) ait annoncé qu'il avait temporairement quitté la ville. L'armée avait précédemment sécurisé l'aéroport principal de la ville.
L'avancée militaire a suivi près de deux semaines de combats intenses qui ont commencé le 23 septembre entre les forces fédérales et les combattants du TPLF. Le conflit renouvelé a soulevé des craintes d'un retour à la guerre civile dévastatrice qui a affecté la région entre 2020 et 2022.
Quelques heures après la chute de Mekelle, un incident distinct s'est produit quand une frappe de drone a frappé un camp de personnes déplacées à Sheraro, situé dans l'ouest du Tigray, dimanche. Selon des travailleurs humanitaires et des témoins, la frappe a tué au moins huit civils, y compris un enfant, et en a gravement blessé six autres. Le camp avait accueilli des milliers de personnes qui avaient été déplacées par le conflit antérieur.
Les analystes ont averti que l'avancée continue vers le nord des forces éthiopiennes, combinée aux frappes de drone, pourrait préparer le terrain pour une confrontation plus large avec l'Érythrée. L'Éthiopie accuse l'Érythrée de soutenir le TPLF. Le Premier ministre Abiy Ahmed, récemment confirmé pour un autre mandat parlementaire, a réitéré lundi sa position de longue date selon laquelle l'Éthiopie sans littoral a le droit d'accès direct à la mer. Cette affirmation préoccupe l'Érythrée, qui craint que l'Éthiopie ne cherche le contrôle de sa ville portuaire d'Assab.
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