Aller au contenu
TopBriefsL'actualité mondiale. En bref.
PolitiqueSociétéInternational

Un tribunal turc ordonne la fermeture du site d'actualités indépendant T24 pour contenu LGBT

Un tribunal turc a ordonné la fermeture du site d'actualités indépendant T24 et de ses comptes de réseaux sociaux après que le ministère de la Justice l'ait accusé de publier 118 contenus classifiés comme « propagande LGBT » au cours de l'année précédente. La fermeture, entrée en vigueur mercredi après-midi suite à une ordonnance émise le 29 septembre, a coïncidé avec une répression plus large du gouvernement contre la communauté LGBTQ turque. Les associations de journalistes et le parti d'opposition Yeni Parti ont condamné la décision comme une attaque contre la liberté de la presse.

1 min · INTERMEDIATE
Niveau de lecture
Langue de l'article

Un tribunal turc a ordonné la fermeture du site d'actualités indépendant T24 et de ses comptes de réseaux sociaux, a annoncé le ministère de la Justice, après avoir accusé le média de publier 118 contenus qu'il a classifiés comme « propagande LGBT » au cours de l'année précédente. L'ordonnance, émise par un tribunal des magistrats d'Istanbul le 29 septembre, est entrée en vigueur mercredi après-midi.

La fermeture a suivi plusieurs semaines après que les autorités turques aient lancé une répression plus large contre la communauté LGBTQ, effectuant des perquisitions dans des bars gays, des discothèques et des maisons avec des mandats pour 162 personnes dans le cadre d'une enquête nommée « Ma Famille est en Sécurité ». Le ministère de la Justice a déclaré que le tribunal avait constaté que T24 avait publié du contenu « visant à affaiblir la structure familiale turque ».

Buse Söğütlü, éditrice de la section d'actualités étrangères de T24, a déclaré à AFP que le média avait subi une « campagne de harcèlement sur les réseaux sociaux » au cours des derniers jours avant la fermeture. Elle a dit que la décision constituait un coup porté au journalisme qui allait au-delà de la couverture du site sur les questions LGBTQ. La fermeture a suscité une condamnation d'une douzaine d'associations de journalistes turcs et du principal parti d'opposition Yeni Parti, dont le chef Özgür Özel l'a dénoncée comme « une répression ».

Synthèse produite automatiquement à partir des sources citées, puis adaptée à trois niveaux de lecture.